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Les états de stress post-traumatique (ESPT) sont des troubles psychiatriques qui émergent à la suite d'événements extrêmement traumatisants. Voici de quoi mieux les comprendre, les reconnaître, et savoir vers quoi se tourner pour avancer.

Les ESPT se traduisent par une souffrance morale et des complications physiques qui altèrent profondément la vie personnelle, sociale et professionnelle. Ce ne sont pas de simples mauvais souvenirs : ils s'imposent dans le présent, encore et encore, et empêchent de continuer à vivre normalement.

Comment se manifestent les ESPT ?

Les ESPT se reconnaissent à plusieurs signes caractéristiques :

Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes et qu'ils durent depuis plus d'un mois après un événement marquant, c'est une raison sérieuse de consulter.

Qui peut être concerné ?

Les ESPT ne touchent pas que les soldats ou les victimes d'attentats. Les personnes potentiellement vulnérables incluent :

Quelle est la prévalence des ESPT ?

5 à 12 %
Prévalence dans la population générale (études américaines)
~25 %
Prévalence chez les militaires exposés au combat

Ces chiffres montrent que les ESPT sont plus fréquents qu'on ne l'imagine. Beaucoup de personnes vivent avec sans avoir mis de mot dessus, et sans savoir qu'une prise en charge adaptée peut faire une vraie différence.

Quels traitements pour avancer ?

La prise en charge des ESPT repose essentiellement sur la psychothérapie. Deux approches ont fait leurs preuves :

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC)

Elles aident à travailler sur les pensées, les comportements d'évitement, et progressivement à reconstruire un rapport apaisé à ce qui rappelait le traumatisme.

L'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing)

Approche reconnue par l'OMS, l'EMDR permet de retraiter les souvenirs traumatiques pour qu'ils cessent de "déborder" dans le présent. Elle s'appuie sur des mouvements oculaires guidés pendant que la personne évoque le souvenir.

Dans tous les cas, il est important d'être accompagné par un professionnel formé. Le traumatisme ne se traverse pas seul, et le bon cadre fait toute la différence.

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