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Le deuil n'est pas un problème à résoudre. C'est un chemin à traverser, et personne ne le parcourt de la même façon, ni à la même vitesse.

Perdre un être cher est l'une des épreuves les plus profondes qu'une vie puisse contenir. Et pourtant, on attend souvent des endeuillés qu'ils tiennent, qu'ils avancent, qu'ils aillent mieux dans un délai raisonnable. Cette pression, ajoutée à la douleur, peut isoler encore davantage. Il n'existe pas de bonne manière de vivre un deuil. Il y a la vôtre, et elle est légitime.

Le deuil ne suit pas de ligne droite

On entend parfois parler des étapes du deuil comme si elles se succédaient dans un ordre bien rangé. La réalité est plus chaotique. On peut passer du déni à la colère, retrouver un peu de paix, puis être submergé à nouveau par une vague de tristesse, sans prévenir. Une odeur, une chanson, une date suffisent à tout réveiller. Ce n'est pas un recul, c'est la forme normale du chagrin.

Ce que l'on peut traverser

Le deuil mobilise tout l'être : les émotions, le corps, les pensées. Voici quelques manifestations fréquentes, qui n'ont rien d'anormal :

Aller mieux ne veut pas dire oublier. On n'oublie pas. On apprend à vivre avec l'absence, et à laisser une place à la fois au souvenir et à la vie qui continue.

Quand le deuil se complique

La plupart des deuils, même très douloureux, s'apaisent avec le temps. Mais parfois, le chagrin reste figé, comme s'il ne pouvait pas se mettre en mouvement. Quand, après une longue période, la douleur reste aussi vive, que la vie semble à l'arrêt, que l'on s'isole ou que l'on n'arrive plus à fonctionner au quotidien, il peut être précieux de se faire accompagner.

En quoi l'accompagnement peut aider

Un espace pour déposer

Autour de soi, on craint parfois de raviver la peine des autres, ou on sent que l'entourage est fatigué d'entendre parler de la perte. Un espace thérapeutique permet de parler librement, autant de fois qu'on en a besoin, sans ménager personne et sans être jugé.

Mettre des mots sur l'indicible

Le deuil charrie des émotions parfois contradictoires : amour et colère, soulagement et culpabilité. Pouvoir les nommer, sans craindre d'être incompris, allège ce qui pèse et aide à démêler ce qui s'est noué.

Réinventer le lien

Faire son deuil, ce n'est pas couper le lien avec la personne partie. C'est transformer ce lien en quelque chose que l'on peut porter sans s'effondrer. Le travail thérapeutique aide à trouver, doucement, la place que l'absent peut continuer d'occuper dans la vie qui continue.

Si vous traversez une perte et que vous sentez que vous n'y arrivez pas seul, en parler n'est pas un aveu de faiblesse. C'est une façon de prendre soin de soi dans un moment où l'on en a profondément besoin.

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